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34 Au départ, le projet se conformait scrupuleusement aux guides méthodologiques du CERTU, mais face à la prolifération des indicateurs (dont la plupart n’étaient pas très parlants), il fut préféré de rédiger un document plus «communicant» qui ressemblerait moins à un annuaire statistique: seuls les indicateurs qui permettaient d’en dire quelque chose seraient retenus. Par ailleurs, la ligne de métro ne pouvait pas être étudiée isolément, puisque dans le même temps le réseau de bus avait été complètement restructuré, un second aménagement d’importance avait été réalisé (l’axe Est-Ouest) et des effets de réseaux faisaient se combiner les différentes actions menées de manière inextricable 15 . Un autre point de divergence méthodologique avec la proposition du CERTU consistait à refuser la comparaison prévu/réalisé (sauf sur le volet financier) et à se limiter à l’avant/après 16 . Le projet réalisé étant finalement très différent de ce qui avait été prévu à l’origine 17 , la comparaison semblait incohérente. Pour réaliser un tel exercice, il aurait donc fallu réaliser de nouveau une modélisation avec un scénario fil de l’eau rétrospectif, qui permettrait d’imaginer ce que serait la fréquentation du réseau de transport en commun et la circulation automobile «si la ligne de métro n’existait pas». Finalement, le bilan LOTI produit fut beaucoup plus modeste d’un point de vue scientifique. Il a toutefois permis de mettre en chiffre ce que tout le monde avait pu observer et commenter avec ses propres mots.

35 De mon point de vue, le décalage est bien là. Le bilan LOTI était une démarche d’évaluation pour autrui (normative) et non pour soi (formative). Rennes Métropole justifiait ses choix devant les services de l’État, mais pas pour elle-même (ses services, ses habitants ou ses élus). La démonstration par l’usage avait été faite localement. Le budget de l’intercommunalité n’avait pas souffert de cet investissement lourd. La popularité du métro était manifeste, comme l’atteste sa fréquentation (voir ci-dessous). Le bilan LOTI n’était donc qu’une formalité administrative, une obligation légale. C’est pourquoi il était hors de question que son coût de réalisation soit trop important et donc que les services s’engagent dans des modélisations pour recalculer un scénario de référence hypothétique. L’exercice qui aurait consisté à estimer ce qu’aurait été l’agglomération sans son métro était inutile d’un point de vue local et l’argent public disponible devait plutôt se tourner en priorité vers les études de faisabilité d’une seconde ligne. «Pourquoi s’interroger sur la pertinence d’une réalisation dont l’on sait qu’elle fût la bonne et que l’on compte réitérer à une échelle supérieure?»

36 Revenons sur le contenu du bilan LOTI rennais. Ce dernier est très synthétique et comprend de nombreuses illustrations: des photos, des graphiques, des cartes. La forme du document laisse entendre qu’il n’est pas un document de littérature grise destiné uniquement à des administrateurs et des techniciens. La collectivité est fière des résultats obtenus et souhaite communiquer sur le sujet. Notons d’ailleurs que le fait de communiquer sur l’évaluation permet déjà de se faire une idée du contenu du dossier: on ne communique pas (ou peu) sur un bilan qui est mauvais.

Elle était étendue nue sur le dos. L’exsanguination avait décoloré sa peau jusqu’à lui donner un aspect d’albâtre. Maura se souvient soudain d’une des salles du Bristish Museum où étaient exposées des dizaines de fragments de statues romaines. L’usure des siècles avait ébréché le marbre, fendu des cous, cassé des bras, ne laissant pas grand-chose de plus que des torses anonymes. C’était ce qu’elle voyait à présent gisant sur le plancher.

8 De tous les membres et organes manquants, l’absence de la tête signifie non seulement la déshumanisation de l’être au profit de sa réification, mais également sa néantisation, rejoignant en cela l’horreur de la défiguration, par mutilation, percussion ou brûlure. Le mort apparaît méconnaissable et, bien que connu puisque d’autres indices corporels attestent de son identité, il ne peut être reconnu; cet état équivaut à celui de la mort sans nom du cadavre anonyme, la mort anonyme s’étant imposée comme l’angoisse contemporaine de la mort inacceptable, supplantant la peur moderne d’être enterré vivant 18 . Les romans redoublent le scandale de la mort qui s’impose comme la négation de l’être en présentant un mort sans visage qui anonymise l’être, qui le nie non seulement en tant que vivant, mais aussi en tant qu’individu, augmentant ce qu’Edgar Morin appelle le traumatisme de la mort 19 par la perte de l’individualité.

9 Visage et nom individualisent l’être condensé et essentialisé dans ces deux signifiants identitaires, l’extrayant d’une foule anonyme pour l’insérer socialement et affectivement. La mort défigurante ou anonyme, en réduisant à néant ce détachement, néantise irrémédiablement l’être. Car «le cadavre sans visage n’a plus d’identité. Il n’est plus rien, il n’est plus personne, à jamais effacé de la liste des humains 20 »:

Ratwoman.Et voilà. Tout ce qu’il reste d’une vie, pensa Maura en regardant le corps allongé sur la table, l’horreur que dissimulait le drap. Pas de nom, pas de visage, ton existence ramenée à un mot de trois syllabes qui ne fait que résumer la façon indigne dont ta vie s’est terminée. En nourriture pour rats 21 .

10 Par la mort violente et la cadavérisation qui cristallise la souffrance, les récits policiers offrent une représentation de ce que Louis-Vincent Thomas nomme la mort agression, «fantasme autour duquel gravitent des émotions bien plus violentes […]. Une telle façon de vivre la mort se brode sur un canevas d’angoisses et d’aversions profondes: désirs agressifs, peur d’un danger réel ou imaginaire 22 ». De la mort agression découle la mort agressive et, par là même, «l’agressivité prêtée au mort […]. Il en veut aux survivants qui l’ont laissé mourir, qui ont peut-être désiré sa mort, qui ont surtout le tort d’être encore en vie. Pour mettre fin à cette agressivité – donc à notre culpabilité – il suffit de l’apaiser et de le purifier 23 ».

11 La souffrance inscrite sur et dans le corps de la victime réclame réparation, c’est-à-dire justice. Le rituel d’apaisement des cadavres morcelés débute avant tout par la reconstitution de leur intégralité, c’est-à-dire la restitution de leurs parties corporelles manquantes.Le mort apaisé ne peut l’être que dans sa complétude. Cependant, le principal rituel d’apaisement du mort en souffrance, qui neutralisera sa dangerosité symbolique, s’avère l’autopsie. L’examen minutieux effectué par le médecin légiste va révéler les souffrances de la victime et sa mort atroce. Les récits policiers, à la différence des récits d’horreur , choisissent de ne pas relater les supplices et l’agonie de la victime, mais les reconstruisent post-mortem lors d’une lecture interprétative des traces imprimées sur et dans son cadavre. L’autopsie qui profane davantage le corps relève d’un rituel laïc d’apaisement du mort car, après avoir raconté sa souffrance, elle découvre les causes et les circonstances de sa mort, qui conduisent irrémédiablement à la découverte du tueur et à son châtiment, lequel, dans les thrillers, ne peut être que la mort, car le châtiment, sur un plan symbolique, se doit d’équivaloir à l’outrage commis.

12 L’autopsie constitue le premier temps du rite de séparation d’avec ce cadavre terrifiant en double souffrance – au sens de calvaire et d’attente – qui est le temps de la sollicitude 24 ; ainsi, invariablement dans les romans, le médecin légiste fait preuve de compassion envers le cadavre qu’il s’apprête à autopsier 25 , lui murmurant 26 des paroles de consolation et d’apaisement, lui promettant de faire tout son possible pour trouver le tueur. Le second temps du rite de séparation est le rejet Sam Edelman Womens Reesa Ankle Bootie Q3hroHU7L
hors du monde des vivants avec les funérailles qui ne pourront être pleinement effectives qu’une fois le coupable identifié et la justice rendue.

13 Les thrillers macabres regorgent de descriptions réalistes de la deuxième étape de la thanatomorphose, la putréfaction, depuis un corps à peine touché par la décomposition, le seul indice désignant son avancée étant la tache verte abdominale, première trace visible du procès de putréfaction. Ces romans qui exposent les différents stades de la métamorphose du cadavre en charogne offrent une vision de la mort et de la corporéité totalement déromantisée:

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